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[i563]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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309
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du Roy et Lieutenant civil de la Prevosté de Paris, a esté esleu Conseiller de lad. Ville au lieu de feu monsr m0 Jehan Luillier, en son vivant conseiller
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du Roy et president de ses Comptes à Paris, son pere, dernier possesseur dud. estat t-). Et a esté receu au serment en la maniere acoustumée.
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CCCCLXIV. —- Assemblee pour le guet.
25 septembre 1563. (H 1785, fol. 100 v°.)
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Du samedi; xxv" Septembre vclxiii.
En l'Assemblée generalle faicte en l'Hostel de la Ville pour avoir advis sur l'intention du Roy proposée par monsr le Prevost des Marchans et la com-paignye pour le faict du guet et garde de nuict en cested. Ville, dont lecture a esté faicte, a esté advisé que l'on doibt supplier la majesté du Roy ne permettre estre mis en icelle Ville les quatre cens hommes de pied et cent hommes de cheval, tant pour l'incommodité qui seroit de la levée des deniers sur les manans et habitans d'icelle Ville, qui pourroient monter à la somme de quarente cinq mil livres ou environ par chacun an, chose qui n'a jamais esté permise d'estre faict aulcune assiette sur les habitans, sinon que pour le chevallier dernier decedé, nommé Gabaston, qui eut permission du Roy de lever vingt solz sur chacune maison, soubz coulleur qu'il donnoit à entendre de bien garder les bourgeois de lad. Ville, mais c'est trouvé au contraire que deppuis la levée desd, deniers, qui n'a duré que deux ou trois ans, y a eu plus de maisons voilées durant led. temps qu'il n'estoit faict en dix ans auparavant, et le plus souvent par les gens mesmes du guet. Le tesmoignage en est par ceulx qui en onl esté pugnys par justice et executez à mort, qui faict penser par lesd, bourgeois que le guet faict par gens mercenayres ne peult estre si asseuré comme par les bourgeois mesmes, selon la preuve qui en a esté faicte depuis dix huict mois en ça, et durant ung temps si doubteulx et si facheulx qui ayt esté deppuis cent ans.
Et d'aultant que lesd, bourgeois s'asseurent que la majesté du Roy ne desire sinon qu'à trouver ung bon moyen pour les maintenir en seuretté, tant de jour que de nuict, supplient très humblement le guect et garde de nuict estre faict en lad. Ville, suivant ung [reiglement] qui a esté arresté par Sa Majesté, dont lecture a esté faicte à l'Assemblée, lequel guet se fera par les Dixaines et bourgeois de la Ville, commandé par les Quarteniers, Cinquanteniers etDixai-
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niers, et par tel nombre que la necessité le requerra en chacune Dixaine et pour ung an seullement, attendant la pacification plus grande que l'on espere.
Et parce que l'intention de Sad. Majesté est que le chevalier du guet excerce son estat, comme de tout temps il a esté, lesd, bourgeois supplient, pendant que le guet assis par les Dixaines sera par la Ville, que led. chevalier face le guet à cheval de trente deux hommes departys par la moictié, ainsy que bon luy semblera, et payer aux despens du Roy, tant luy que ses gens, selon que [de] tout temps et ancienneté a esté faict, pour le paiement duquel y a deux mil quatre cens livres par chacun an sur la Recepte ordinaire de Paris, et lequel guet de cheval sera ambulatoire par la Ville, sans qu'ilz puissent séparer ne departir led. guet de pied assis par les Dixaines.
Que pendant et durant led. guet bourgeois par les Dixaines, l'on doibt supplier le Roy le mot du guet estre baillé, en l'absence de monsieur le Gouverneur, par le Prevost des Marchans, comme de tout temps a esté faict.
Item, a esté advisé par aulcuns de la compaignye que pour bien entretenir led. guet .bourgeois, doibt estre esleu par lesd. Dixaines ung ou deux personnaiges notables qui seront changez de quinzaine en quinzaine, ou de mois en mois, pour avoir l'oeil sur ceulx qui feront le guet, qui soient assis aux heures et levez suivant l'ordonnance, pour supporter les Quarteniers, Cinquanteniers etDixainiers pour le regard dud. guet.
Aussy y a eu aulcuns de la compaignye et bonne partye qui ont remonstré que aucuns mauvaise gens commencent à aller le soir, depuis sept heures jusques à dix heures, durant lequel temps se faict des larsins par la Ville, tant sur les passans qu'en aucunes portes forcées; à ceste cause qu'il seroit bon d'avoir quelque peu d'hommes en chacune Dixaine, comme
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O Jean Luillier, président de la Chambre des Comptes depuis le 3o décembre i53i, décéda le 23 septembre 1561, et son office fut supprimé en vertu de l'ordonnance d'Orléans de janvier i56o; son fils, Nicolas Luillier, seigneur de Roullencourt, qui avait été d'abord (ao septembre 1553) conservateur des privilèges royaux de l'Université de Paris et qui exerçait les fonctions de Lieutenant civil de la Prévôté de Paris depuis le 22 août 1059, devint lui-même président de la Chambre des Comptes le 22 décembre 1567.
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